HISTORIQUE DU CODE POSTAL

Dans tous les centres de tri et de distribution postale, au fil du temps il a été nécessaire d'organiser des ensembles ou des entités englobant une ou plusieurs communes, au vu de faciliter la tâche au tri.

En France, dans les années 60 une étude a été faite concernant les éventuelles réorganisations et il y eut une ébauche concernant la création du code postal. Si un format prédéfini de codage a été retenu, dans la majorité des cas, il fallait utiliser un moyen mnémotechnique pour le retenir facilement.

Dans les pays anglo-saxons, un code spécifique ou code-district a été inventé et reprend des quartiers avec des différentes combinaisons de chiffres et de lettres.

C'est alors qu'en l'année 1972 une directive a été émise par le Ministère des Postes, Télégraphes et Téléphones (P.T.T.) pour attribuer un Code Postal pour chaque Bureau Distributeur.

Noté sur une base décimale à 5 chiffres, donc offrant un palmarès de 100.000 combinaisons (00000 à 99999) sa répartition a été simple pour toutes les Préfectures (ou Chefs-Lieux) de chaque département, car on reprend le numéro minéralogique du département auquel on y ajoute 000 à la suite.

Cependant, des villes de taille importante ou à forte démographie ont nécessité l'adoption de codes qui sont attribués à des quartiers. Nous citerons par exemple la ville d'Orléans, dont le nord est 45000 et le sud (quartier La Source) est 45100. Il figure dans ces villes autant de bureaux distributeurs différents que de codes postaux différents. On appelle ces particularités les villes pluridistribuées. La ville pluridistribuée la plus grande est évidemment Paris, avec 21 bureaux distributeurs (car le 16ème arrondissement comporte deux codes différents: 75016 au sud et 75116 au nord). Il y a un code postal par arrondissement, idem à Lyon et à Marseille.

La ville de province qui n'est pas divisée en arrondissements avec le plus grand nombre de bureaux distributeurs est Toulouse, avec les codes 31000, 31100, 31200, 31300, 31400, et 31500. Donc six bureaux distributeurs. La plupart des villes pluridistribuées sont des Préfectures de Région, mais ce n'est pas toujours le cas.

Quand les Chefs d'Établissement ont reçu la circulaire de 1972 avec des propositions de code postal dans leur centre, il y eut un code attribué par le Directeur Départemental. Il y eut des dérogations qui ont été accordées, suite à des codes qui ont été réservés pour "plus tard"...

C'est pourquoi, hormis dans les grandes villes (qui ne sont pas toutes pluridistribuées d'ailleurs!) la logique a été d'attribuer:

-Préfecture du département: numéro du département+fin en 000.

-Première Sous-Préfecture la PLUS peuplée: numéro du département+fin en 100.

-Seconde Sous-Préfecture démographiquement un peu moins peuplée: numéro du département+fin en 200.

et ainsi de suite... Beaucoup de départements obéissent toujours à cette règle. Citons le Cher par exemple: Bourges (Préfecture:18000), Vierzon (première plus grande Sous -Préfecture:18100), Saint-Amand-Montrond (seconde Sous-Préfecture:18200). Pareil dans l'Yonne: Auxerre (Préfecture:89000), Sens (1ère Sous-Préfecture:89100), Avallon (Seconde Sous-Préfecture:89200).

En général, on a attribué des codes postaux finissant par des centaines à des Villes Principales comme Joigny dans l'Yonne (89300), Migennes (89400)... On peut remarquer que les codes postaux finissent par zéro, il y a pourtant des exceptions. On note la différence entre CODE CEDEX et CODE MÉNAGE cette particularité. Un code CEDEX est un code particulier, attribué à une Entreprise, une grande société, dont la location d'une boîte postale est nécessaire à cause d'un volume de courrier important. CEDEX signifie "Courrier d'Entreprise a Distribution EXceptionnelle". Toutefois des particuliers peuvent louer une Boîte Postale avec un code CEDEX relatif. Les fichiers des organismes tels que l'U.R.S.S.A.F., la Sécurité Sociale, les Finances Publiques (impôts) n'utilisent QUE des codes ménage. C'est le code postal de Monsieur Tout-Le-Monde...

Des exceptions de codes postaux n'ayant pas pour terminaison zéro existent en code ménage: citons encore dans l'Yonne 89144 (Ligny-Le-Châtel), dans le Puy-De-Dôme 63118 (Cébazat). Enfin, pour les trois plus grandes villes de France, les villes à arrondissements (Paris, Lyon et Marseille) les codes 75000, 69000 et 13000 n'existent pas.

Les codes postaux qui ne sont pas en terminaison zéro furent attribués à de petites communes, qui souvent ne concernaient qu'elles mêmes (pas de commune voisine). Suite à divers regroupements, cette loi a bien évolué depuis...

Selon les premiers codes, les communes de taille assez grande (ou groupements de communes) comportant des bassins de plusieurs milliers d'habitants ont eu (et ont encore) des codes postaux dont la fin était 110, 120, 130, 140, 150, 160, 170, 190.

Ensuite, les groupements de communes de taille sensiblement plus petites ont eu des codes finissant par 210, 220, 230, 240, 250, 260, 270, 290. Puis des communes encore moins peuplées dont le code postal se termine par 310, 320, 330, 340, 350, 360, 370, 380, 390. Et ainsi de suite. Adaptés selon la démographie du département, on pouvait aller sur cette progression jusqu'à des petits villages de quelques centaines d'habitants dont le code se terminait par 610, 620, 630,... ou 710, 720, 730... voire 810, 820, 830,... même au-delà de 900 (comme 21910 SAULON-LA-CHAPELLE en Côte d'Or).

Il existe une particularité typique au code postal français que vous avez peut-être remarqué dans les lignes plus haut: la plupart des codes finissant en 180 et 280 sont omis. Nous voyons cela dans une page dédiée, cela étant une exception.

   

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